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Politique

Afrique du Sud : l'ANC confronté à un nouveau recul électoral

H Hervé 3 min de lecture 858 lectures
Afrique du Sud : l'ANC confronté à un nouveau recul électoral

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Les premières tendances des élections municipales du 4 novembre 2026 placent le Congrès national africain (ANC) autour de 32 % des suffrages, devant l'Alliance démocratique (DA). Un résultat qui confirme les difficultés du parti historique sud-africain et pourrait modifier les équilibres politiques dans plusieurs grandes villes du pays.

L'African National Congress (ANC) traverse une nouvelle épreuve électorale. Les premières tendances issues des élections municipales organisées le mercredi 4 novembre 2026 en Afrique du Sud montrent un recul du parti au pouvoir, longtemps dominant sur la scène politique nationale.

Selon les données publiées par la Commission électorale, après le dépouillement d'environ 36 % des suffrages, l'ANC recueille près de 32 % des voix, contre 27 % pour l'Alliance démocratique (DA), son principal concurrent dans les premières tendances nationales. Ces chiffres restent provisoires et peuvent encore évoluer au fur et à mesure du dépouillement.

Si cette tendance se confirme, le parti enregistrera une baisse d'environ 14 points par rapport aux élections municipales de 2021, au cours desquelles il avait obtenu 45,59 % des suffrages. Ce résultat constituerait un nouveau recul pour une formation politique qui dirige l'Afrique du Sud depuis la fin de l'apartheid en 1994.

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées par l'ANC. La dégradation des services municipaux, les problèmes récurrents d'approvisionnement en eau et en électricité, la criminalité, le chômage et les scandales de corruption ont alimenté le mécontentement d'une partie de l'électorat.

La situation est particulièrement suivie dans les grandes agglomérations, notamment Johannesburg, où plusieurs formations politiques se disputent le contrôle de la municipalité. Le DA y affiche des ambitions importantes, tandis que d'autres partis, dont ActionSA et le parti uMkhonto weSizwe (MK), cherchent également à renforcer leur implantation.

Des coalitions en perspective

Au-delà des scores nationaux, l'enjeu de ces élections concerne la gestion des 257 municipalités du pays. Dans plusieurs collectivités, aucune formation politique ne semble en mesure d'obtenir seule la majorité nécessaire pour gouverner.

Des négociations entre partis pourraient donc devenir indispensables pour constituer les exécutifs municipaux. Ces alliances détermineront notamment la composition des conseils et le choix des maires.

Ce scrutin intervient dans un contexte politique particulier. En 2024, l'ANC avait déjà perdu sa majorité absolue au Parlement national, obligeant le président Cyril Ramaphosa à former un gouvernement d'unité nationale avec plusieurs formations politiques.

Les résultats municipaux de 2026 constituent ainsi un nouvel indicateur de l'évolution du paysage politique sud-africain. Pour l'ANC, la question est désormais celle de sa capacité à reconquérir la confiance des électeurs, notamment dans les grandes villes où la gestion des services publics reste une préoccupation majeure.

Les résultats définitifs permettront de mesurer l'ampleur de ce recul et ses conséquences sur les équilibres politiques locaux.

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