OIF : les tractations diplomatiques compliquent la désignation du secrétaire général
La succession de Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) suscite des tensions entre États membres. À quelques semaines du XXe Sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, les discussions diplomatiques peinent à dégager un consensus autour du prochain secrétaire général.
Quatre personnalités sont officiellement en lice pour le mandat 2027-2030 : la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, la Congolaise Juliana Amato Lumumba, la Mauritanienne Coumba Bâ et le Roumain Dacian Cioloș. Les quatre candidats ont présenté leur vision de l’organisation lors des auditions organisées à Paris le 30 juin dernier.
Cette compétition intervient dans un contexte de divergences entre plusieurs pays membres. La possibilité d’un vote pour départager les candidats se précise si aucun accord ne se dégage. Une telle issue pourrait accentuer les divisions au sein de l’organisation, alors que la recherche du consensus a longtemps constitué le principe central de la désignation de son secrétaire général.
Les discussions ont également alimenté les spéculations autour d’une éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall, après son retrait de la course au secrétariat général des Nations unies, le 17 octobre. Toutefois, Mankeur Ndiaye, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères et membre de son équipe, a démenti l’hypothèse d’une candidature de recours. Le processus officiel de sélection étant déjà engagé, une telle option se heurterait par ailleurs aux règles de l’organisation.
L’élection du prochain secrétaire général constitue l’un des principaux enjeux du sommet de Phnom Penh. Au-delà du choix de la personnalité appelée à diriger l’OIF, les États membres devront préserver leur coopération et parvenir à un accord sur les orientations de l’organisation pour les quatre prochaines années.
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